Communication responsable vs Greenwashing : démêler le vrai du faux

Alors que le développement durable devient un sujet d’intérêt majeur, la communication responsable autour des efforts RSE des entreprises fait l’objet d’un examen plus approfondi que jamais. Cependant, toutes les mesures prises par ces acteurs ne sont pas aussi vertueuses qu’elles le prétendent. Entre communication responsable et écoblanchiment, comment distinguer le bon grain de l’ivraie ? Communication responsable vs Greenwashing : retour sur la matinale du 26 avril 2024  à Toulouse, qui était consacrée à ces enjeux.

Qu’est-ce que la communication responsable ?

La communication responsable, c’est la transparence et l’honnêteté dans l’information transmise par les entreprises sur leurs actions et leurs impacts environnementaux et sociaux. Il ne s’agit pas seulement de mettre en valeur les réalisations, mais aussi d’être franc sur les échecs et les points à améliorer. Dans le cadre d’une communication responsable, les entreprises adoptent des stratégies durables à long terme, impliquent leurs parties prenantes et partagent des rapports détaillés, transparents et vérifiables. Elles se concentrent sur des actions pratiques, et non sur des promesses vagues, et veillent toujours à ce que leurs communications reflètent la réalité de leur engagement.

Le greenwashing : une réelle dangerosité ? 

Le greenwashing est une pratique trompeuse utilisée (volontairement ou non) par certaines entreprises pour obtenir de bonnes relations publiques, en exagérant ou en mentant sur leurs efforts en matière environnementale ou sociale. Cela peut aller de la publicité mensongère à l’utilisation d’une terminologie vague et invérifiable telle que « écologique » ou « vert », par exemple en changeant de nom de marque ou d’intitulé. On pense notamment à des produits dont l’empreinte environnementale négative est importante, qui seront soudainement rebaptisés en produits “green”, sans que leur composition ne soit modifiée de manière substantielle. Ce faisant, les consommateurs sont induits en erreur, la confiance du public est mise à mal et, pire encore, cela ralentit les progrès en matière de développement durable en occultant les vrais problèmes. 

Les entreprises dont on découvre ou dont on pense qu’elles utilisent des techniques d’écoblanchiment s’exposent à des sanctions juridiques et à une grave atteinte à leur réputation.

L’événement du 26 avril à La Cité de Toulouse

De nombreux acteurs de la RSE en Occitanie s’étaient mobilisés pour organiser cette matinée sous le titre “Communication responsable vs Greenwashing”. Des experts réputés tels que Valérie Martin de l’ADEME ou encore Mathieu Jahnich, ont discuté des questions d’innovation et de la manière de séparer la communication responsable du greenwashing avec une plénière et plusieurs ateliers.  Les participants avaient ainsi le choix entre 6 workshops animés par les agences Rose Primaire, Patte Blanche et l’association Elemen’terre, ou encore les professionnel.le.s Nathalie Raynal, Daniel Luciani et Matthieu Grebot, Amélie Quintana, Camille Dyrda, Shanti Heath et Juliette Guillory : “Les nouveaux récits“, “Communication responsable et performance globale”, “Les clés d’une communication RSE réussie”, “L’éco-conception des supports numériques”, “L’événementiel responsable : pourquoi se faire labelliser ?” et “Le greenwashing, le pire des maux”.

Comment reconnaître une bonne communication responsable ? 

Professionnels, ou bien même consommateurs, apprenez à repérer ce qu’est une véritable communication responsable ! Elle doit notamment se reposer sur des pratiques soucieuses des enjeux sociétaux et environnementaux et assurer : 

  • Transparence et authenticité : la base de toute communication responsable ! Nous disons ce que nous faisons et nous faisons ce que nous disons. Pas de demi-vérités ni d’exagérations.
  • Respect du public : connaissez votre public et parlez-lui avec respect. Aucun stéréotype de discrimination ou de langage offensant ne doit y figurer.
  • Impact environnemental : veillez à ce que le message n’encourage pas un comportement nuisible à la planète. La promotion de produits polluants sans mentionner des alternatives plus éco-responsables est l’exemple parfait.
  •  Vérification des faits : la crédibilité repose sur des informations vérifiées, telles que des sources fiables ou bien encore des statistiques précises.
  • Éthique : le but ici est de ne pas manipuler ou induire en erreur. La communication doit être honnête et éthique, dans le respect des valeurs morales de l’entreprise et de la société.

Dans cette histoire, les consommateurs que nous sommes détiennent un vrai pouvoir. Chacun peut en effet jouer un rôle en informant son entourage et en soutenant les entreprises qui sont transparentes et responsables, encourageant ainsi de véritables pratiques durables. On peut aussi veiller à ne pas tomber dans le piège de l’écoblanchiment, en s’assurant que nos choix de consommation soutiennent réellement la transition écologique.

Cet événement était organisé par Leader Occitanie, Leader Toulouse, Planet’RSE Toulouse, le Club de la Com, l’ADEME et La Cité, avec le soutien de La Région Occitanie et de Toulouse3C.